“J’ai pas envie d’aller à l’école… C’est nul”, c’est déjà la rébellion contre le système ?

La rentrée a eu lieu et même pas 2 jours après, le lendemain même de la rentrée, votre enfant n’a pas du tout envie de remettre les pieds dans sa classe… Non catégorique, interrogations des parents… En un jour il a déjà cerné que ça allait durer des années à l’école ?

Rassurez-vous, à son âge, votre enfant n’a pas une notion du temps assez précise pour se projeter jusqu’au BAC ! Et puis comme tous les enfants, il a comme premier vœu de faire plaisir à ses parents et à sa maîtresse… Oui, un enfant commence à travailler pour lui-même vers la fin du collège, début du lycée… avant il travaille seulement pour faire plaisir aux adultes ! 

Alors qu’est-ce qui bloque à l’école ? 

Tout le monde pleurait le lendemain. A l’entrée je suis cernée par des nez renifleurs, des mouchoirs, des parents au bout de leur vie, des enfants qui refusent de mettre un pied dans la classe… Le lendemain de la rentrée scolaire a ressemblé à une grande manifestation de mini êtres humains hors d’eux prêts à tout pour rentrer à la maison. Lola n’a pas hurlé, ni pleuré comme certains de ses collègues, mais le lendemain elle a refusé d’y aller. Mettre les chaussures ? Non. Rentrer dans la voiture ? Là j’ai eu l’impression de lui demander la chose la plus dure à faire de toute sa vie de bébé.

Béa maman de Lola, 4 ans

Et si c’était les neurones miroirs ?

Ces fameux neurones qui nous font pleurer devant un film quand notre héros pleure, rire quand tout le monde rigole autour de nous… Observez à l’école… Souvent les pleurs arrivent quand seulement un enfant pleure. Cela fait tâche d’huile car les neurones miroirs vont fonctionner. Et oui, si un visage souriant se présente à moi, je souris, si des larmes coulent, je vais ressentir la tristesse de l’autre et pleurer moi aussi. 

Mais il est de plus intéressant de regarder de notre côté, nous les parents : sommes-nous vraiment sereins lors de cette rentrée ? Et si on rejouait notre scolarité ? Et si votre enfant percevait l’inquiétude des parents. Comprendre nos angoisses va certainement aider l’enfant à partir le cœur plus léger à l’école !

Si votre enfant refuse d’aller à l’école, laissez tomber la tentative de raisonnement et cherchez du côté des besoins non assouvis. Cela va le rassurer !

  • Le sommeil ? Est-il suffisant et réparateur ?
  • Le petit déjeuner : est-il nourrissant ? Pas trop sucré ? Lui permet-il de tenir jusqu’à la cantine ?
  • Votre enfant peut-il boire quand il le souhaite dans la matinée ? Un cerveau mal hydraté ne peut pas réfléchir et gérer les émotions.. L’eau est le conducteur de l’électricité cérébrale.
  • C omment se passe la séparation ? Est-il possible de la faire au rythme de l’enfant ? Si la séparation est difficile, une petite photo de la famille dans la poche toute la journée et ainsi l’enfant ne se sent jamais seul ou un petit coucou à la fenêtre pour se dire au revoir

Quelques mouvements de brain gym peuvent aussi mettre en forme et rassurer l’enfant. C’est un moment de partage à vivre en famille avant que chacun vaque à ses propres occupations. Pour cela des petits mouvements croisés comme une main sur l’épaule opposée et ensuite on inverse puis on alterne avec une main posée sur la cuisse opposée… Et on termine ensuite par le croisement des bras et des mains que l’on vient poser au milieu de la poitrine, un peu comme un câlin à soi même !

En parallèle, les tout-petits, n’ayant pas la même notion du temps que les adultes, peuvent être perdus dans le déroulement d’une journée d’école. “Je conseille alors de créer une petite frise chronologique de la journée, avec des dessins. Expliquer à quelle heure aura lieu le déjeuner, comprendre qu’on viendra le chercher à la fin de la journée… Le fait de matérialiser son quotidien le rassurera, tout simplement parce que tout cela n’est plus abstrait.” À condition que l’enfant est construit lui-même sa frise et puisse la manipuler seul pour bien intégrer les différents temps de la journée

Utiliser des jeux de rôle ? C’est possible bien entendu !

Avec les plus jeunes enfants il est intéressant d’utiliser les jeux de rôle, les dessins, l’invention d’une histoire ou d’un jeu qui reprend le thème de l’anxiété avec des personnages fictifs. De cette façon, l’enfant ne se sent pas trop exposé et peut explorer plus profondément les peurs des protagonistes de l’histoire, qui bien entendu, sont les siennes.

Et s’il veut vraiment rester avec son parent ? Il est important d’expliquer les limites, le cadre de la journée. L’école est obligatoire, il est impossible de ne pas y aller. Le cadre est ainsi posé, expliqué. Il s’agit ensuite de l’accompagner avec toutes les idées précédentes.

Article co-rédigé avec Claire Pelletier, psychopédagogue et consultante en intégration des réflexes . Vous pouvez la retrouver sur son site et sur Instagram.

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