Je ne supporte plus les pleurs de mon bébé

“Je ne supporte plus les pleurs de mon bébé”

Les pleurs de bébé, on ne les décode pas d’un coup et malheureusement il n’existe pas de recette magique pour le calmer en à peine 2 secondes. Mais quand ils sont continus et que la fatigue nous envahit, on peut se sentir démuni et épuisé. Sans arme face à un bébé en larmes, oui on peut perdre pied mais il ne faut pas rester seul.

“Je suis seule à la maison avec mon bébé depuis que mon mari a repris le boulot et bébé pleure tout le temps, tout le temps. Je le prends dans les bras, je le balade contre moi, je le supplie d’arrêter de pleurer comme ça car je ne supporte plus de l’entendre hurler comme il fait. J’ai l’impression d’être nulle, de ne pas savoir gérer ses crises de larmes. J’ai beau tout faire, rien ne le calme, sauf peut-être la poussette mais je ne me vois pas sortir quand il pleut avec lui. Je suis tellement épuisée que j’ai demandé de l’aide à ma tante pour qu’elle vienne de temps en temps à la maison prendre le relais car je sens que je suis à bout”.

Yulia, maman de Thomas, 2 mois.    

Je ne comprends pas mon bébé

L’accouchement a été fatiguant, et débuter une vie de parent est éprouvant surtout quand c’est le premier. On n’y connaît rien et c’est tout à fait normal. Trouver ses marques avec un nouveau-né ne se fait pas en claquant des doigts. On a peur de ne pas se sentir à la hauteur et on se demande comment gérer. A cela s’accumule le manque de sommeil, la reprise du boulot, et des soucis de la vie quotidienne. Et soudain les pleurs de bébé deviennent une épreuve insurmontable. 

On est imparfait et c’est tant mieux

Personne ne s’improvise parent, c’est un rôle qu’on apprend toute notre vie et ne pas savoir gérer dès la sortie de la maternité c’est ok. Ne pas savoir calmer un bébé en 2 secondes c’est ok. Ne pas comprendre les pleurs c’est ok. Surtout, et on sait combien c’est moins compliqué à dire qu’à faire, il faut déculpabiliser. C’est vraiment une chose non négociable. Arrêtez de vous en vouloir et de vous ronger le moral dès que vous ne faites pas les choses bien du premier coup. 

Pour identifier les pleurs il faut du temps

Après quelques semaines, quelques mois, vous allez voir, le moindre pleur va être identifié.  Vous allez savoir dès qu’il a faim, qu’il a sommeil, dès qu’il est énervé par des maux. 

Un bébé pleure car il peut avoir :

  • faim,
  • envie de dormir,
  • mal (coliques, mauvaise digestion, gaz),
  • besoin d’être changé,
  • besoin de sécurité. On oublie souvent ce besoin fondamental d’un bébé. Il ne faut pas oublier qu’il a passé 9 mois dans le ventre de sa maman, au chaud et bien en sécurité, et que son arrivée dans notre monde à nous peut aussi le stresser. Il n’a pas conscience qu’il est réellement en sécurité chez lui, dans son lit. C’est son cerveau primitif qui le dirige.  

Mais outre les besoin physiologiques, tous les bébés n’ont pas les mêmes besoin affectifs et certains ont besoin de plus d’attention que d’autres car ils ont besoin :

  • être souvent dans les bras,
  • être câliner,
  • entendre la voix de ses parents,
  • être bercé. 

Et puis il existe les pleurs de décharge

Vous en avez déjà entendu parler ? Ils ont besoin d’évacuer toutes les émotions ressenties dans la journée, de lâcher prise. Pour un parent cela peut devenir frustrant. Gorge nouée, corps sous tension, on se sent coupable, vulnérable. 

“J’ai beau l’avoir fait mangé, câliner, changé, à 18 heures, bébé enchaîne les crises de pleurs, je n’en peux plus. Quand mon conjoint est rentré la dernière fois, je l’ai laissé avec lui et je me suis enfermée dans les toilettes pour pleurer en me demandant ce que j’ai fait pour qu’il me déteste et qu’il refuse de se calmer avec moi”.

Ashley, maman, Marie, 1 mois et demi.  

Avant que les nerfs ne lâchent

Un peu de sophrologie pour se détendre : 

Pour se détendre avant de prendre bébé dans le bras, cet exercice de sophrologie peut vraiment calmer les nerfs, diminuer le stress et baisser la pression :

Assise ou debout, les yeux fermés, mains posées sur les côtes en dessous de la poitrine. Inspirez par le nez en gonflant les côtes. Imaginez par exemple qu’un ballon se gonfle dans notre ventre. Bloquez quelques secondes la respiration et imaginez mettre dans ce ballon tout votre stress vos tensions. Puis soufflez doucement par la bouche tout en imaginant évacuer tout ce négatif en dehors de vous.

Prendre quelques instants pour observer les bienfaits de cet exercice : le rythme cardiaque qui ralentit, le calme s’installer doucement, les tensions s’atténuer… 

A refaire 2 fois supplémentaire. 

On pose bébé en sécurité dans son lit pour éviter toute imprudence et ou risque de bébé secoué. Car c’est malheureusement quelque chose qui peut arriver plus vite qu’on ne le croit. Dès que vous vous sentez dépassé, n’essayez pas de faire plus que vous pouvez. Votre tête va exploser ? Balcon jardin, prenez l’air, soufflez, méditez 2 minutes mais laissez bébé en sécurité là où il est car ce n’est pas dans tes bras énervés qu’il a besoin d’être. Il faut d’abord vous calmer. Car plus vous allez vous énerver, plus bébé va le sentir et va pleurer bien plus. Vous n’êtes pas un robot, et vous pouvez être envahi de sentiments insupportables. L’épuisement peut vite devenir une chose dangereuse pour bébé comme pour vous et le burn out maternel peut soudain faire son apparition. Osez passer le relais, osez vous confier. Mais surtout ne restez pas seule quand vous vous sentez dépassé.

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