Le poids de naissance de bébé peut impacter sa vie future

Le poids de naissance a-t-il un impact sur sa santé future de Bébé ?

La grossesse est un véritable marathon ! Et comme derrière chaque sportif se trouve une équipe, une future maman voit son parcours parcheminé de check-ups. C’est le moment pour les parents de poser leurs questions et pour les sages-femmes de s’assurer du bon développement du fœtus – y compris son poids ! En effet, des recherches montrent que les bébés aux faibles poids ou aux gros poids de naissance sont plus susceptibles de développer certains problèmes de santé. Et ceux-ci peuvent affecter nos enfants des années après leur naissance (même à l’âge adulte !).

Petit bébé, gros bébé, c’est quoi cette histoire de poids de naissance ?

Le poids idéal d’un bébé à sa naissance se situe entre 2 500 et 4 000 grammes. En-dessous, on considère un bébé comme ayant un faible poids. Au-delà, c’est un bébé avec un gros poids (aussi appelé bébé macrosome). Ce que montrent les chercheurs, c’est que ces bébés au-dessus et en-dessous de cette fourchette ont une plus grande probabilité de développer des maladies chroniques. Celles qui reviennent le plus souvent ? L’obésité, les maladies cardiovasculaires et le diabète.

Faible poids de naissance, quels sont les risques ?

Les petits bébés sont les plus susceptibles de subir des conséquences sur leur santé et leur développement dès leur plus jeune âge :

  •  s’ils naissent prématurés. Il y a de plus grandes possibilités de morbidité ou d’incapacité (motrice, intellectuelle, de comportement), car le cerveau est encore en plein développement
  • s’ils ont eu un retard de croissance intra-utérine. On relève plus de troubles du développement physique (enfants qui grandissent moins, problèmes respiratoires) et cognitif (difficultés d’apprentissage)

Ces éventuelles répercussions peuvent apparaître des années plus tard, notamment en rentrant à l’école. Mais ce qu’il faut surtout garder en tête : chaque bébé grandit à sa manière et à son rythme. On avise étape par étape.

Un kilos de plus, une meilleure santé ?

D’après une recherche suédoise faite sur des jumeaux, les bébés faisant un kilo de plus à la naissance par rapport au poids moyen des bébés participants étaient davantage protégés de troubles psychiatriques (troubles de l’attention, troubles obsessionnels compulsifs, troubles de l’hyperactivité…). Mais cette influence reste faible : seulement 5% de probabilité en moins dans le cas de la dépression par exemple.

Et pour mon bébé macrosome ?

Les risques de devenir obèses ne proviennent pas tant du poids que de l’origine de ces quelques grammes en plus. En effet, ce sont chez les enfants de mère diabétique que les chercheurs ont observé de plus grandes possibilités de développer une obésité ou un diabète à l’adolescence. D’autant plus si les mères ont développé un diabète gestationnel, donc directement lié à la grossesse. Mais pas de panique, parce que…

Le suivi est la meilleure manière de limiter les risques

Les grossesses les plus à risques sont aussi les plus surveillées. Elles concernent les mères de plus de 35 ans, en surpoids, diabétique ou ayant des antécédents… Si vous êtes dans ce cas, la sage-femme vous accompagnera tout au long de la grossesse. Ça permettra de s’assurer du bon développement de bébé. Pour les futures mamans présentant un diabète gestationnel par exemple, vous bénéficierez d’une surveillance plus régulière (échographies, examens de santé). Vous aurez aussi droit à un accompagnement tout particulier pour limiter la prise de poids foetale (régime, activités physiques adaptées). Et ça marche ! Dans ce cas, le taux de possibilité d’être obèse rejoint celui de la population générale si les objectifs glycémiques fixés sont atteints au cours de la grossesse. 

Et après la naissance, les pédiatres prennent le relais pour assurer un suivi des courbes de poids et de taille du bébé.

Articles liés