Faut-il imposer son genre à son enfant

Mon fils chante “La Reine des Neiges”, ma fille est un “garçon manqué”… et si on leur lâchait un peu les basques ?

Ne pas enfermer son enfant dans une identité de genre qui ne lui correspond peut-être pas : aujourd’hui certains parents se posent la question quand ils attendent un heureux événement. Être fille ou garçon à la naissance, pour ces parents, ce n’est pas à eux de le dire. Cette volonté d’élever son enfant sans imposer de genre fait son chemin dans certains pays comme aux Etats-Unis et en Suède. Pourtant, cette question reste tabou sur bien des lèvres. 

Imposer ou ne pas imposer une identité de genre, telle est la question

Comme Charlize Theron, certains parents ont choisi de laisser leurs enfants choisir leur genre. A 3 ans, son fils avait évoqué le fait de ne pas se considérer garçon mais fille. Depuis, la star parle ouvertement de la transidentité de sa fille pour qu’elle soit correctement genrée dans les médias “car on parlait d’elle en utilisant les mauvais pronoms”. Dans une interview, Angelina Jolie a quant à elle raconté que sa fille Shiloh (qu’elle a eu avec Brad Pitt) se sentait “plus masculine que féminine”. Elle préférait se faire appeler “Johan” plutôt que Shiloh. Ce qui a fait de l’enfant d’Angelina et Brad une icône du mouvement LGBT+. Si ces 2 stars ont osé mettre en avant la transidentité de leurs  enfants, aujourd’hui l’éducation non genrée  reste un tabou dans bien des pays, où la transidentité est perçue comme allant à l’encontre des principes ancestraux de nos sociétés. 

Lutter contre les stéréotypes de genre

Élever son enfant de manière non-binaire, c’est ce qu’on a vu plus récemment avec Emily Ratajkowski. L’influenceuse a accouché début 2021 et refuse d’imposer un genre à son enfant. Une sorte de lutte contre les principes imposés par la société ?   Pas du tout. Le but est de laisser l’enfant être maître de ses volontés, de son existence. Pas question pour elle de décider pour son enfant avant qu’il ait 18 ans. Si le mannequin est partisane du libre-arbitre, pour d’autres parents choisir l’éducation non genrée consiste plus à lutter contre les stéréotypes imposés par la société depuis des siècles. Il faut abolir cette norme. Montrer qu’on ne nait pas homme ou femme, mais qu’on le devient, laissant sur le bord de la route le choix de s’attribuer un genre indépendamment de celui  établi à la naissance d’après le sexe biologique.

“J’ai laissé mon enfant choisir son sexe pour lutter contre le sexisme. Marre d’être jugée, j’ai choisi de nier la pluralité des sexes. Car pour moi cela remet en cause le masculin féminin. Je n’ai pas envie que mon enfant soit soumis à la pression de la société. D’être une fille parfaite ou un garçon 100% qui ne doit pas se montrer sensible. Il a son sexe biologique et c’est tout. Le reste c’est lui qui choisit. Ses vêtements, ses activités, sa manière d’être, à lui de construire sa personnalité. Mais le plus dur, c’est de faire respecter ce choix à son entourage. Que son enfant n’ait pas honte de ce qu’il est”.

Georgia, maman de June, 9 ans.

Comment dialoguer avec son enfant ?

Préparer son enfant à la pression sociale ça peut être compliqué. Mais rappelez-vous que rien n’est impossible. Et que chacun a le droit d’exister et de faire entendre sa personnalité. Peu importe le  genre, le sexe choisi ou non, peu importe. Les normes sociales ne doivent pas être un frein à ses envies et à son besoin de se faire entendre comme il est.

Un enfant qui revendique un autre genre que celui attribué à sa naissance  peut ressentir un mal-être vis-à-vis de cela. Il en prend conscience, il a envie de le revendiquer mais en parler peut être compliqué pour lui. Et souvent, nous parents, pouvons être désarmés face à cela. Car on peut ne pas le voir, le comprendre tout de suite. Surtout si nous n’avons pas d’exemple dans l’entourage.

Le mal-être étant souvent profond et pas toujours visible chez un enfant, c’est plutôt au collège que c’est exacerbé. C’est à cette période, souvent, que les enfants vont ressentir peut-être de la honte, de la culpabilité, de l’intimidation même. L’adolescence est une période v raiment compliquée et il faut être vigilant. Ce qui est capital c’est de parler, parler, et toujours parler, avec son enfant ou d’évoquer le sujet avec lui avec des mots simples, de manière naturelle si jamais un jour il s’interroge sur son identité de genre. Et surtout, si ça ne passe pas, si on n’y arrive pas, ne pas laisser tomber mais faire appel  à un psychologue, ou à une tierce personne avec qui il est parfois plus facile de se confier.

L’éducation la clé pour soutenir son enfant

Participer à l’émancipation d’un enfant qui refuse son identité de genre à la naissance, ou qui se dit appartenir à un autre genre que celui attribué à la naissance, c’est tout une éducation. Même pour les parents, si l’enfant ose poser des questions et que c’est troublant pour vous, il faut en parler à un professionnel de santé pour trouver les réponses et avoir un dialogue le plus naturel possible. Si les stars en parlent plus librement, c’est qu’on leur donne la parole. Ce sont des personnes publiques qui se sentent peut- être empreintes d’une mission grâce à leur pouvoir de célébrité. Mais peu importe que l’on nous donne la parole ou pas devant les médias,

“L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse donner pour changer le monde”, clamait Nelson Mandela.

C’est par l’ éducation que vous pouvez le protéger des pressions et lui offrir du confort dans ses choix car votre enfant va être confronté à des maladresses, à des piques, plus ou moins vifs et virulents… Il faut éveiller sa conscience, et lui apprendre qu’il est un être à part entière, avec une conscience, une pensée et des envies, qu’il a le droit d’imposer ses choix et de vivre à sa manière. Et que si il est heureux comme cela, c’est le plus précieux des cadeaux, le plus précieux des dons qu’il ait reçu. Et que vous l’aimez comme il est. 

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