L’accouchement en France : pourquoi on nous regarde avec envie ?

Alors que les césariennes et épisiotomies étaient clairement en hausse depuis 30 ans, l’accouchement connaît aujourd’hui une bouffée d’oxygène en France. 

Surmédicalisation en baisse, diminution des césariennes stabilisées autour de 20%, plus grand respect du déroulement physiologique de la naissance… Les mères semblent reprendre peu à peu les rênes d’un événement qui n’appartient qu’à elles. L’accouchement vraiment plus en phase avec les attentes des parents ? Découvrez le visage de la maternité en France !

Annoncer sa grossesse sur son lieu de travail 

Il existe en France une vraie protection pour les futures mamans. Enceinte, vous n’êtes d’ailleurs pas obligées de révéler votre grossesse si vous décrochez un nouvel emploi, ni durant la phase d’essai ou l’exécution. Votre seule obligation ?  Prévenir votre employeur à compter de votr départ en congé maternité par écrit ou verbalement.

De même, en période de travail, vous pouvez demander un changement provisoire de fonction lorsque vous occupez un poste à risque, ainsi qu’une réduction ou un aménagement du temps de travail pour faciliter votre quotidien.

Les sages-femmes plus présentes dans le suivi médical

On a souvent reproché au corps médical des suivis de grossesse dépourvus de psychologie. Aujourd’hui, les mœurs ont changé grâce aux sages-femmes. Elles sont beaucoup plus dans l’empathie selon les futures mamans.

Les femmes enceintes sont de plus en plus nombreuses à délaisser le traditionnel cabinet du gynécologue pour être suivies par ces professionnelles de santé. Présentes dans les hôpitaux, les cliniques, les PMI, et même dans les centres de secours, les sages-femmes accompagnent les instants les plus importants de la vie d’une femme. On ne le dit pas assez, on ne le montre pas assez non plus, mais elles ont reçu la formation pour suivre une grossesse physiologique du début à la fin. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’elles effectuent 60% des accouchements aujourd’hui en France*.

D’après le réseau Audipog*, 

Humaniser l’accouchement 

Si les sages-femmes participent à rendre le suivi de grossesse moins “médicalisé” et surtout plus “humain”, de nouvelles structures voient le jour dans l’hexagone. Il est désormais possible d’accoucher dans des “maisons de naissance”. Ce sont des petites structures plus familiales qu’un hôpital et rattachées à une maternité en cas d’urgence. On y prône l’accouchement le plus naturel possible. On y accouche d’ailleurs dans la position que l’on souhaite : debout, accroupie… Qu’importe, pourvu que les conditions entourant l’événement rendent la future maman sereine. On a recours à des techniques plus douces que la péridurale comme l’acupuncture en cas de douleur par exemple… Et en cas de complication, il sera toujours temps de transférer la maman vers la clinique de proximité à laquelle la maison de naissance est rattachée. L’objectif n’est donc pas de mettre en danger le couple maman-bébé mais de proposer un environnement plus doux pour donner naissance.

Des cours de préparation à l’accouchement diversifiés, adaptés et pris en charge !

Cours traditionnels pour une première grossesse, acupuncture, sophrologie, méditation, yoga prénatal… Aujourd’hui les sages-femmes sont capables de proposer une vraie variété de préparations à la naissance. Des cours pris en charge financièrement par l’assurance santé pour toutes les femmes enceintes !

Un congé maternité et paternité !

Contrairement à des pays comme les Etats-Unis, en France nous bénéficions d’un congé maternité rémunéré. Vous percevez la totalité de votre salaire pendant les 16 semaines de votre congé (le nombre de semaines variant en fonction du nombre d’enfants déjà à charge et de votre pathologie : grossesse unique ou multiple). Mais le congé n’est pas proposé qu’aux mamans. Les papas aussi y ont le droit depuis des années… Sauf qu’aujourd’hui on rattrape notre retard en doublant sa durée : 28 jours dont 1 semaine obligatoire. Ok nous n’arrivons pas encore à la cheville de la Suède avec leurs 48 jours, mais, il faut aussi savoir que tous les pays n’en proposent pas… Et ils sont encore une centaine à ce jour….  

Rentrer à la maison avec bébé, oui, mais pas seule !

Le suivi post-partum n’est pas encore parfait. Mais disons qu’il évolue de plus en plus depuis quelques années ! Plus la peine de se déplacer chez sa sage-femme après l’accouchement par exemple. C’est elle qui vient à vous dans le cadre du Prado (service d’accompagnement du retour à domicile). L’objectif : s’assurer de la bonne santé physiologique de la maman (suites de couches) et de bébé (prise de poids, développement…). Ce suivi post-partum, tout comme pour la grossesse, est pris en charge par l’Assurance maladie, et ce jusqu’au 12e jour suivant la naissance.

Plébiscité par les mères, cet accompagnement n’est pourtant pas assez connu. C’est un confort supplémentaire : pas la peine de s’imposer une sortie médicale avec bébé. C’est la sage-femme qui vient à vous. 

L’accompagnement psychologique après l’accouchement, on en est où ? 

Si les efforts sont là pour aider les parents, on ne va pas le nier, le soutien réclamé par ces derniers en période de post-accouchement reste timide. Les accompagner après l’accouchement devrait se faire de manière aussi conséquente qu’en période de grossesse. 

Aujourd’hui les choses se décantent doucement grâce à la mise en place d’un entretien systématique autour de la 5ème semaine après l’accouchement. L’objectif ? Repérer les dépressions post-partum. Un mal qui toucherait  déjà bien trop de mères (entre 15 et 30%). Pour les femmes à risque, l’entretien peut être suivi d’un second autour de la 12è semaine. Mais une question reste en suspens… Quid des pères ? Selon une étude dirigée par l’université de Western Sydney, la dépression post-partum toucherait 13 % d’entre eux, ne l’oublions pas non plus…

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