accouchement

Expatriée à New York, Audrey raconte son accouchement loin de sa famille

Chaque mois, nous mettons en lumière le profil d’une maman de la communauté qui nous a particulièrement touché et inspiré.

Ce mois-ci on vous présente Audrey. Installée à New York depuis 8 ans, elle attend son premier enfant en 2020. C’est alors en pleine pandémie de Covid et loin de sa famille, qu’elle vit son accouchement. Une grossesse, une naissance, vécues dans des conditions qui ne sont pas à la hauteur de ses attentes et de ses besoins. Audrey nous raconte ce dont elle a manqué et comment cette expérience a marqué sa vie professionnelle et personnelle. 

Je n’ai pas trouvé le soutien dont toute maman devrait pouvoir bénéficier

Mon gynécologue était compétent médicalement mais une femme enceinte a besoin de plus. Qui plus est quand on attend son premier enfant et que l’on va accoucher dans un pays étranger. J’ai été suivie tous les mois de la 8ème à la 28ème semaine, toutes les 2 semaines de la 30ème à la 36ème et toutes les semaines à partir de la 37ème. Pas d’échographie à chaque consultation et des visites très courtes : ça dure parfois 2 minutes ! 

Se préparer à l’accouchement sans aucun soutien

A New York, les cours de préparation à la naissance sont des services majoritairement payants, dont certains sont parfois hors de prix car ils relèvent tous du privé. J’ai donc fait des exercices quotidiens sur mon ballon de yoga grâce à des cours en ligne. Ça s’est arrêté là. D’une manière generale, l’accompagnement d’une femme enceinte se résume au strict nécessaire ici. Les ressources, il faut les chercher ailleurs. 

Un accouchement loin de toute intimité

Il faut savoir qu’à New York, on accouche comme on rentre chez soi, livrée à soi-même et de manière expéditive si tout va bien. Je suis sortie le lendemain de mon accouchement !

Dans la salle d’accouchement trop de bruit, aucune intimité, rangement express après la naissance, et aucune considération. Le gynécologue a même percé la poche des eaux sans demander mon avis ! J’ai vu l’infirmière trafiquer mon intraveineuse : “Je vous ai donné de la pitocine. Le docteur dit que les contractions ont ralenties”. Encore une fois, on ne m’avait pas demandé mon avis avant de faire les choses. Jamais on n’a pris en compte mes attentes. 

J’estime que j’aurais dû être mieux informée de chaque étape au préalable, et être décisionnaire de celles-ci. Mais surtout, personne ne m’a laissé profiter de mon bébé. Il est resté 30 minutes seulement sur moi . Rapidement, une infirmière est arrivée en pressant mon sein comme une orange pour y mettre la tête de mon bébé d’une main ferme. J’ai trouvé ce moment très agressif. Tout a été expéditif. 

A la sortie…

Un accouchement qui m’a coûté 1 000 dollars pour un séjour de 24 heures. Mais cela dépend beaucoup de votre mutuelle. 

Un pédiatre passe quand même voir votre enfant avant la sortie et vous êtes examinée 6 semaines après la naissance. Le post-partum s’arrête ici pour eux. Pas de PMI, peu d’attention. Je n’ai bénéficié d’aucune douceur, ni d’accompagnement.

Maman devenue doula

Mon accouchement à l’hôpital, la solitude vécue pendant ma grossesse et mon post-partum, et le manque d’accompagnement ont été marquants. Et je suis loin d’être la seule maman à avoir été confuse pendant ces périodes, surtout en post-partum. Les circonstances dans lesquelles on accouche impactent notre corps, notre esprit, et nos émotions pour le reste de notre vie. Il me tenait donc à cœur après cette expérience, d’accompagner les futurs parents dans la bienveillance. Devenir doula  a coulé de source pour moi. Je voulais offrir ce que je n’avais pas eu : se préparer à la parentalité physiquement, émotionnellement en faisant des choix informés et accueillir un bébé sereinement et dans le respect.

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